samedi 3 janvier 2015

Bilan «ornitho-graphique» 2014 + compensation des déplacements ornithologiques

Voilà déjà quelques jours que l'année 2014 est dernière nous. L'heure est donc aux bilans, et les blogues n'échappent pas à cette tradition... Ayant passé presque tous mes temps libres avec mes deux petits bonhommes, j'aurai finalement mis beaucoup moins de temps cette année à l'observation ou la photographie des oiseaux. Certes, je termine mon année avec 339 espèces observées, mais c'est grâce à un voyage au Costa Rica et un autre en Haïti. Pour le Québec, il s'agit d'une rare année où je n'atteint pas le seuil «psychologique» des 200 espèces. À l'échelle de la région de Montréal, je termine l'année avec 137 coches, ce qui constitue mon nouveau record, mais qui est quand même loin des quelques 180 espèces observées par d'autres ornithologues de la région. La dernière espèce ajoutée aura été un Sizerin flammé, observé in extremis à mes mangeoires le 30 décembre dernier.

Sizerin flammé observé à mes mangeoires le 30 décembre dernier.

Au niveau de l'oiseau de l'année, je pourrais y aller avec l'une de mes deux primecoches de l'année pour le Québec, soit le Dickcissel d'Amérique ou la Barge marbrée, mais j'y vais plutôt avec l'observation du Katje à couronne grise, la seule vraie espèce complètement endémique d'Haïti. C'est donc dire que peu d'ornithologues sur la planète ont eu la chance de contempler cet oiseau.

Katje à couronne grise, la seule vraie espèce endémique d'Haïti.
Même oiseau, vu d'un autre angle...

Compensation des déplacements ornithologiques


En septembre dernier, j'ai mis de côté les défis à connotation temporelle (Big Year, Big Day, etc.) et me suis plutôt donné comme objectif d'observer au moins 100 espèces dans chaque MRC du Québec. Ce type de défi, baptisé « County Listing », est plus populaire chez nos voisins du Sud. J'y reviendrai plus en détails éventuellement, dans un autre billet. Certains noteront une contradiction avec mon engagement de rétrécir mon rayon d'action afin notamment de limiter mes déplacements et mon empreinte carbone, publié en mars dernier. Évidemment, je n'en suis pas à ma première contradiction et n'en serai probablement pas à ma dernière...! ;) ;) À ma défense, je dois dire que j'ai réalisé à la dure dans la dernière année comment il était difficile d'accéder aux bons sites d'observation de la région de Montréal dans la meilleure période de la journée, c'est-à-dire tôt le matin. De plus, ça ne veut pas nécessairement dire que je ferai plus de kilométrage mais plutôt que je sélectionnerai mes endroits de vacances ou autres déplacements en fonction des régions où je peux ajouter de nouvelles espèces.

Quand même, afin de pallier à ce paradoxe, j'ai commencé à plancher sur un programme de compensation des déplacements ornithologiques. Ce type de programme commence à prendre de l'ampleur, notamment auprès des compagnies aériennes ou d'autopartage. Le principe est simple : on calcule la quantité de carbone générée par nos déplacements puis on compense en faisant un don à une organisation qui fait dans la plantation d'arbres. Évidemment, puisque mes déplacements sont générés pour observer les oiseaux, je ferai un don à une organisation qui gère des projets de conservation des oiseaux, comme le Regroupement QuébecOiseaux par exemple...! ;) En fait, ça fait un petit bout de temps que je pense à cette idée, et celle-ci devrait être mise sur pied officiellement dans les prochains mois à titre de campagne de financement de QuébecOiseaux.

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014, j'ai parcouru un total de 3 464 km en voiture et 14 950 km en avion, ce qui correspond à 3,15 tonnes de CO2. La valeur de la compensation semble varier d'un site à l'autre, mais d'après le site Compensation CO2 Québec, je devrais faire un don de 72 $ pour compenser mes déplacements ornithologiques. Je ferai donc un don de ce montant au Regroupement QuébecOiseaux dans les prochains jours.

Et vous, combien de kilomètres avez-vous parcouru cette année? Seriez-vous prêt à embarquer dans un programme volontaire de compensation de vos déplacements ornithologiques?